La théorie de l’information est l’un des fondements invisibles du monde
numérique. Elle permet de répondre à des questions qui paraissent
simples mais qui ont longtemps été difficiles à formuler
mathématiquement : quelle quantité d’information contient un message ?
Jusqu’où peut-on le compresser ? À quelle vitesse peut-on le transmettre
sans erreur sur un canal bruité ?
En 1948, le mathématicien et ingénieur américain Claude
Shannon apporte une réponse
révolutionnaire dans son article A Mathematical Theory of
Communication. Son objectif n’est pas de comprendre le sens d’un
message, mais de mesurer l’information qu’il transporte et d’étudier les
limites physiques et mathématiques de sa transmission.
Cette approche donnera naissance à la théorie de l’information.
Aujourd’hui, ses concepts se retrouvent partout : fichiers compressés,
télécommunications, Wi-Fi, réseaux mobiles, stockage numérique, codes
correcteurs d’erreurs, cryptographie, traitement des données et de
nombreuses techniques utilisées en intelligence artificielle.
Avant Shannon : transmettre des messages de manière fiable
La communication à distance existait bien avant l’informatique.
Télégraphe, téléphone et radio posaient déjà des problèmes techniques
essentiels : comment transmettre un signal le plus fidèlement possible ?
Comment utiliser efficacement une ligne de communication ? Comment
distinguer un message utile du bruit qui l’altère ?
Les ingénieurs savaient améliorer les équipements, amplifier les signaux
ou réduire les perturbations. Mais il manquait encore une théorie
générale permettant de décrire mathématiquement ce qu’est l’information
et quelles sont les limites d’un système de communication.
Claude Shannon travaille dans les années 1940 aux Bell Telephone
Laboratories, où ces questions sont particulièrement importantes.
Son idée décisive consiste à séparer deux problèmes que l’on confond
facilement :
ce que signifie un message ;
la quantité d’information nécessaire pour le représenter et le
transmettre.
Pour un ingénieur chargé de transmettre une suite de symboles, le sens
philosophique ou émotionnel du message n’est pas nécessaire pour
déterminer la capacité du canal.
Cette séparation permet de transformer la communication en problème
mathématique.
Le modèle général d’un système de communication
Shannon représente la communication à l’aide d’un modèle remarquablement
simple.
Une source d’information produit un message.
Un émetteur transforme ce message en un signal adapté au canal
utilisé.
Le signal traverse ensuite un canal de communication.
Pendant ce trajet, du bruit peut perturber le signal.
Un récepteur tente alors de reconstruire le message avant de le
transmettre à sa destination.
Ce schéma peut s’appliquer à des situations très différentes :
une conversation téléphonique ;
un message envoyé par radio ;
des données transmises par fibre optique ;
un paquet circulant sur un réseau informatique ;
un fichier lu depuis un support de stockage.
L’un des grands apports de Shannon est précisément d’avoir montré que
ces systèmes pouvaient être étudiés avec un même cadre mathématique.
Le bit : une unité pour mesurer l’information
Pour mesurer l’information, Shannon utilise une unité devenue
universelle : le bit.
Un bit représente une décision entre deux possibilités.
Dans le cas le plus simple, ces possibilités sont notées 0 ou 1.
Mais le bit ne désigne pas uniquement un chiffre binaire stocké dans un
ordinateur. Il représente plus fondamentalement une quantité
d’information permettant de distinguer deux possibilités
équiprobables.
Imaginons une pièce parfaitement équilibrée.
Avant de la lancer, deux résultats sont possibles : pile ou face.
Apprendre le résultat apporte un bit d’information.
Si nous devons identifier une possibilité parmi quatre résultats
équiprobables, deux décisions binaires suffisent : 00, 01, 10 et
11.
Il faut donc deux bits.
Pour huit possibilités, trois bits suffisent.
Cette relation explique pourquoi le logarithme en base 2 occupe une
place centrale dans la théorie de l’information.
Le terme bit, contraction de binary digit, avait été proposé par le
statisticien John Tukey. Shannon contribue à en faire l’unité
fondamentale de sa théorie.
Toutes les informations ne sont pas aussi surprenantes
Un message apporte d’autant plus d’information qu’il était difficile à
prévoir.
Si quelqu’un annonce que le Soleil se lèvera demain, l’information
nouvelle est très faible, car l’événement est presque certain.
À l’inverse, apprendre le résultat d’un événement très improbable
apporte davantage d’information.
La théorie de Shannon formalise cette intuition : plus un événement
est improbable, plus son occurrence est informative.
Cette idée est essentielle pour comprendre l’entropie.
L’entropie : mesurer l’incertitude
En théorie de l’information, l’entropie mesure l’incertitude moyenne
associée à une source de messages.
Si une source produit toujours exactement le même symbole, il n’existe
aucune incertitude. Son entropie est donc nulle.
À l’inverse, si plusieurs symboles sont possibles avec des probabilités
similaires, l’incertitude augmente et l’entropie est plus élevée.
Pour une variable aléatoire (X) pouvant prendre différentes valeurs avec
des probabilités (p(x)), l’entropie de Shannon s’écrit :
[ H(X) = - \sum{=tex}_x p(x)\log{=tex}_2 p(x) ]
Le résultat s’exprime en bits lorsque le logarithme est en base 2.
La formule peut sembler abstraite, mais son intuition est simple : elle
mesure combien d’information nous obtenons en moyenne lorsque nous
découvrons le résultat.
Un exemple simple avec une pièce
Prenons une pièce parfaitement équilibrée.
Pile et face ont chacun une probabilité de 50 %.
L’incertitude est maximale pour une expérience comportant deux résultats
: avant le lancer, aucun résultat n’est plus prévisible que l’autre.
L’entropie vaut alors 1 bit.
Prenons maintenant une pièce fortement déséquilibrée qui tombe sur pile
dans 99 % des cas.
Le résultat est beaucoup plus facile à prévoir. L’entropie est donc
inférieure à 1 bit.
Enfin, si la pièce tombe toujours sur pile, il n’existe plus aucune
incertitude : connaître le résultat n’apporte aucune nouvelle
information.
L’entropie vaut alors zéro.
Cette relation entre probabilité, surprise et information est l’une
des idées les plus puissantes introduites par Shannon.
Pourquoi peut-on compresser des données ?
La théorie de l’information permet également de comprendre pourquoi la
compression est possible.
Les données réelles contiennent souvent de la redondance.
Dans un texte français, par exemple, toutes les lettres n’apparaissent
pas avec la même fréquence. Certaines séquences sont beaucoup plus
probables que d’autres. Après certaines lettres, le choix du caractère
suivant devient également plus prévisible.
Un système de compression peut exploiter ces régularités.
L’idée générale consiste à utiliser des représentations courtes pour les
événements fréquents et des représentations plus longues pour les
événements rares.
C’est le principe que l’on retrouve notamment dans le codage de
Huffman.
D’autres méthodes utilisent des modèles beaucoup plus sophistiqués, mais
elles exploitent toujours, d’une manière ou d’une autre, les structures
et les répétitions présentes dans les données.
Compression sans perte et compression avec perte
Il faut distinguer deux grandes familles de compression.
Compression sans perte
Avec une compression sans perte, les données originales peuvent être
reconstruites exactement.
C’est indispensable pour des fichiers tels que :
du texte ;
du code source ;
des documents ;
des données structurées ;
certains formats d’image.
ZIP, PNG ou FLAC utilisent par exemple des techniques de compression
sans perte.
Perdre un caractère dans un programme informatique ou modifier une
valeur dans un fichier de données pourrait rendre le résultat
inutilisable.
Compression avec perte
La compression avec perte accepte au contraire de supprimer
certaines informations afin d’obtenir des fichiers beaucoup plus petits.
Elle est couramment utilisée pour les images, l’audio et la vidéo.
JPEG, MP3 ou de nombreux codecs vidéo reposent sur cette approche.
L’objectif n’est plus de reconstruire exactement le signal original,
mais de conserver suffisamment d’information pour que la différence soit
acceptable selon l’usage prévu.
La théorie de l’information a également développé des outils permettant
d’étudier ce compromis entre quantité de données et fidélité de la
reconstruction.
Existe-t-il une limite à la compression ?
Oui.
C’est l’un des résultats fondamentaux de Shannon.
Si une source possède une certaine entropie, il existe une limite
théorique à la compression moyenne que l’on peut atteindre sans perdre
d’information.
Autrement dit, aucun algorithme magique ne peut compresser indéfiniment
n’importe quel fichier tout en garantissant sa reconstruction parfaite.
Certaines données très redondantes peuvent être fortement compressées.
D’autres, déjà proches d’une représentation optimale ou essentiellement
imprévisibles, se compressent très peu.
C’est pourquoi compresser à nouveau un fichier ZIP, JPEG ou MP4 déjà
optimisé produit souvent peu de gain, voire un fichier légèrement plus
volumineux à cause des informations supplémentaires nécessaires au
nouveau format.
La théorie de Shannon ne fournit pas nécessairement l’algorithme de
compression à utiliser. Elle indique surtout où se situe la limite que
les algorithmes ne peuvent pas dépasser en moyenne.
Le bruit : quand le message est perturbé
La transmission de données rencontre un autre problème : le bruit.
Dans un système réel, un signal peut être perturbé par de nombreuses
causes :
interférences électromagnétiques ;
imperfections du matériel ;
atténuation ;
perturbations radio ;
erreurs de lecture ou d’écriture ;
phénomènes physiques aléatoires.
Un bit envoyé comme 1 peut alors être reçu comme 0.
On pourrait imaginer qu’une communication parfaitement fiable exige un
canal parfaitement exempt de bruit.
Shannon démontre quelque chose de beaucoup plus intéressant.
Il est possible de transmettre de l’information de manière
arbitrairement fiable sur un canal bruité, à condition de rester sous
une certaine limite de débit et d’utiliser un codage approprié.
C’est l’un des résultats les plus importants de toute la théorie de
l’information.
La capacité d’un canal
Chaque canal possède une quantité maximale d’information qu’il peut
transmettre de manière fiable.
Cette limite est appelée capacité du canal.
Elle dépend notamment des caractéristiques du canal et du niveau de
bruit.
Pour un canal de communication soumis à un bruit gaussien, la célèbre
formule de Shannon-Hartley relie la capacité (C), la bande passante (B)
et le rapport signal sur bruit :
[ C = B \log{=tex}_2(1 + S/N) ]
Cette équation établit une limite théorique.
Augmenter la bande passante peut augmenter la capacité.
Améliorer le rapport entre la puissance du signal et celle du bruit peut
également l’augmenter.
Mais il existe toujours une limite physique au débit fiable que le canal
peut supporter dans les conditions considérées.
Les ingénieurs peuvent concevoir des systèmes qui se rapprochent de
cette limite, mais ils ne peuvent pas simplement l’ignorer.
Ajouter de la redondance pour corriger les erreurs
Cela peut sembler paradoxal.
Pour compresser les données, nous cherchons à supprimer la redondance
inutile.
Pour protéger les données contre les erreurs, nous faisons parfois
exactement l’inverse : nous ajoutons volontairement de la
redondance.
Supposons que nous voulions transmettre un bit.
Au lieu d’envoyer 1, nous pourrions envoyer 111.
Si le récepteur reçoit 101, il peut supposer qu’une erreur s’est
produite et que la valeur originale était probablement 1.
Cet exemple est extrêmement rudimentaire, mais il montre le principe.
Les codes correcteurs d’erreurs modernes utilisent des méthodes
mathématiques bien plus efficaces pour détecter et parfois corriger des
données altérées sans qu’il soit nécessaire de les retransmettre.
Les codes correcteurs d’erreurs sont partout
Cette idée est aujourd’hui omniprésente.
Les codes correcteurs d’erreurs interviennent dans :
les communications par satellite ;
les réseaux mobiles ;
le Wi-Fi ;
les supports de stockage ;
les mémoires informatiques ;
les transmissions spatiales ;
les QR codes ;
de nombreux systèmes numériques.
Lorsqu’une sonde spatiale transmet des données depuis des millions ou
des milliards de kilomètres, le signal reçu sur Terre peut être
extrêmement faible et perturbé.
Pourtant, grâce au codage et à la correction d’erreurs, il est possible
de reconstruire les informations avec une grande fiabilité.
Les travaux de Shannon ont fourni le cadre théorique montrant jusqu’où
cette fiabilité pouvait être poussée.
Une théorie qui ne s’intéresse pas au sens
L’un des aspects les plus surprenants de la théorie de l’information est
qu’elle ne cherche pas à mesurer la signification d’un message.
La phrase « La réunion commence à neuf heures » peut être extrêmement
importante pour une personne et totalement inutile pour une autre.
La théorie de Shannon ne tente pas de quantifier cette importance.
Elle s’intéresse à la structure statistique du message, à la quantité
d’information nécessaire pour le représenter et aux conditions
permettant de le transmettre.
Deux messages ayant des significations radicalement différentes peuvent
ainsi transporter la même quantité d’information au sens de Shannon.
Cette abstraction est précisément ce qui rend la théorie applicable à
des domaines aussi variés.
De la théorie aux réseaux numériques
Lorsqu’un smartphone envoie une photo, plusieurs problèmes relevant
directement ou indirectement de la théorie de l’information
apparaissent.
L’image peut d’abord être compressée afin de réduire la quantité de
données.
Les informations sont ensuite représentées sous une forme adaptée au
système de communication.
Des mécanismes de détection ou de correction d’erreurs peuvent être
ajoutés.
Les données traversent ensuite un réseau soumis à différentes
contraintes physiques.
À l’arrivée, elles sont décodées et éventuellement décompressées.
L’utilisateur ne voit qu’une photo apparaître sur son écran.
Derrière cette opération banale se trouvent pourtant plusieurs décennies
de recherche sur la représentation, la compression, la transmission et
la fiabilité de l’information.
Stocker de l’information, c’est aussi la transmettre dans le temps
La théorie ne concerne pas uniquement les communications entre deux
lieux.
Un support de stockage peut être considéré comme un canal qui transmet
de l’information dans le temps.
Lorsque nous enregistrons un fichier aujourd’hui pour le relire demain,
un signal est encodé sur un support puis récupéré plus tard.
Les supports physiques ne sont jamais parfaits.
Des erreurs peuvent apparaître dans les mémoires, les disques ou les
systèmes de transmission.
Les mêmes principes de détection et de correction d’erreurs peuvent donc
être utilisés pour améliorer la fiabilité du stockage.
Communication et stockage sont ainsi deux facettes d’un même problème :
préserver l’information malgré les imperfections du monde physique.
Information, probabilités et intelligence artificielle
Les concepts issus de la théorie de l’information apparaissent également
dans l’apprentissage automatique et l’intelligence artificielle.
L’entropie est utilisée pour mesurer l’incertitude d’une
distribution de probabilités.
L’entropie croisée (cross-entropy) est une fonction très courante
pour entraîner des modèles de classification et des réseaux de neurones.
D’autres notions, comme l’information mutuelle, permettent d’étudier les
dépendances entre variables.
Il faut cependant éviter un raccourci : Shannon n’a évidemment pas conçu
sa théorie pour les modèles d’intelligence artificielle actuels.
Ce sont les outils mathématiques qu’il a contribué à établir qui se sont
révélés suffisamment généraux pour être réutilisés dans de nombreux
domaines des décennies plus tard.
Une influence qui dépasse l’informatique
La théorie de l’information a également influencé ou inspiré des travaux
en :
statistiques ;
biologie ;
neurosciences ;
linguistique ;
physique ;
cryptographie ;
théorie des systèmes ;
apprentissage automatique.
Le mot « information » peut cependant avoir des significations
différentes selon les disciplines.
L’information au sens de Shannon possède une définition mathématique
précise. Elle ne doit pas être confondue automatiquement avec la
connaissance, la vérité, le sens ou la valeur d’un message.
Cette distinction est essentielle pour éviter de faire dire à la théorie
plus qu’elle ne dit réellement.
Pourquoi la théorie de l’information reste-t-elle fondamentale ?
Le monde numérique repose sur une quantité gigantesque de données.
Nous produisons, compressons, stockons, transmettons et recopions
continuellement de l’information.
À chaque étape reviennent les mêmes questions :
combien de données sont réellement nécessaires ?
quelles parties sont prévisibles ou redondantes ?
quelle quantité peut traverser un canal ?
comment détecter une erreur ?
comment reconstruire une information altérée ?
jusqu’où peut-on compresser sans perdre de données ?
La théorie de l’information fournit un langage mathématique permettant
de poser ces questions avec précision.
Elle ne décrit pas seulement les technologies des années 1940.
Elle fixe des limites fondamentales auxquelles les technologies
modernes restent soumises.
À retenir
La grande contribution de Claude Shannon n’a pas été d’inventer un
nouveau moyen de communication particulier.
Elle a été de montrer que l’information elle-même pouvait être mesurée
et étudiée mathématiquement.
Quelques idées essentielles résument cette révolution :
le bit permet de mesurer une quantité d’information ;
l’entropie mesure l’incertitude moyenne d’une source ;
la redondance rend possible la compression ;
il existe une limite théorique à la compression sans perte ;
un canal bruité possède une capacité maximale ;
un codage adapté permet de transmettre des données avec une très
grande fiabilité même en présence de bruit ;
la redondance volontaire permet de détecter et corriger des
erreurs.
Derrière un fichier ZIP, une connexion Wi-Fi, une photo envoyée depuis
un smartphone ou des données reçues d’une sonde spatiale se trouvent
encore les questions formulées par Shannon il y a plus de soixante-dix
ans.
La théorie de l’information est ainsi devenue l’une des bases
mathématiques de notre monde numérique.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que la théorie de l’information ?
La théorie de l’information est un domaine mathématique qui étudie la
mesure, la représentation, la compression et la transmission de
l’information. Elle a été fondée comme discipline moderne par Claude
Shannon avec son article de 1948 A Mathematical Theory of
Communication.
Qu’est-ce qu’un bit en théorie de l’information ?
Un bit est une unité de quantité d’information. Dans le cas de deux
possibilités équiprobables, apprendre laquelle s’est produite apporte un
bit d’information.
Qu’est-ce que l’entropie de Shannon ?
L’entropie mesure l’incertitude moyenne associée aux résultats possibles
d’une source. Plus les résultats sont difficiles à prévoir, plus
l’entropie est élevée.
Pourquoi ne peut-on pas compresser indéfiniment un fichier sans perte ?
Parce qu’une source possède une quantité minimale moyenne d’information
nécessaire pour représenter ses messages. Le théorème de codage de
source de Shannon établit une limite théorique à la compression sans
perte.
Peut-on transmettre des données sans erreur sur un canal bruité ?
Un canal réel peut produire des erreurs, mais Shannon a montré qu’en
restant sous sa capacité et en utilisant des codes appropriés, on peut
rendre la probabilité d’erreur arbitrairement faible.
Quel rapport existe-t-il entre la théorie de l’information et l’intelligence artificielle ?
Des notions comme l’entropie, l’entropie croisée et l’information
mutuelle sont utilisées en apprentissage automatique. La théorie de
Shannon n’a pas été créée pour l’IA moderne, mais ses outils
mathématiques sont suffisamment généraux pour y être très utiles.
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