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C++ : de C with Classes à un langage généraliste

De C with Classes au C++ moderne, découvrez comment le langage a concilié abstraction, généricité, compatibilité et contrôle des performances.

Publié le 10 août 2026Lecture : 26 minPar Équipe Bethemesh
Débutant
C++ : de C with Classes à un langage généraliste
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  1. Avant C++ : le succès de C
  2. Bjarne Stroustrup et l’influence de Simula
  3. 1979 : « C with Classes »
  4. Cfront : transformer C++ en C
  5. 1983 : C with Classes devient C++
  6. 1985 : la première diffusion commerciale
  7. La programmation orientée objet devient centrale
  8. « Zero-overhead abstractions »
  9. La gestion déterministe des ressources
  10. Les templates changent profondément C++
  11. La naissance de la STL
  12. Pourquoi la STL est-elle si importante ?
  13. La normalisation devient indispensable
  14. C++98 : le langage devient un standard international
  15. Les années 2000 : puissance et réputation de complexité
  16. Java propose une autre réponse
  17. C++11 : la renaissance du langage
  18. La sémantique de déplacement
  19. Les pointeurs intelligents changent les pratiques
  20. Modern C++ : éviter le C++ « historique »
  21. C++14 : consolider C++11
  22. C++17 : enrichir le langage et sa bibliothèque
  23. C++20 : concepts, ranges et coroutines
  24. C++23 et l’évolution continue
  25. Pourquoi ne pas simplement supprimer les anciennes fonctionnalités ?
  26. C++ est-il vraiment compatible avec C ?
  27. Un langage multi-paradigme
  28. La métaprogrammation : quand le compilateur calcule
  29. Pourquoi C++ reste-t-il utilisé ?
  30. Les performances
  31. La prédictibilité
  32. L’écosystème
  33. L’interopérabilité
  34. Les compilateurs
  35. La portabilité
  36. Jeux vidéo et moteurs 3D
  37. Navigateurs et logiciels complexes
  38. Systèmes embarqués et contraintes matérielles
  39. Finance, calcul scientifique et infrastructures
  40. Le coût de cette puissance : la complexité
  41. La sécurité mémoire devient un enjeu majeur
  42. C++ face aux langages plus récents
  43. Pourquoi C++ n’a-t-il pas été entièrement redessiné ?
  44. Le rôle du comité ISO
  45. C++ n’est plus le langage de 1985
  46. C++ et l’idée de « langage généraliste »
  47. Un langage façonné par ses contraintes
  48. De C with Classes au C++ moderne
  49. À retenir
  50. Questions fréquentes
  51. Qui a créé C++ ?
  52. Comment s’appelait C++ à l’origine ?
  53. Pourquoi le langage s’appelle-t-il C++ ?
  54. C++ est-il simplement une version orientée objet de C ?
  55. Quelle est la différence entre C et C++ ?
  56. Pourquoi C++11 est-il si important ?
  57. C++ utilise-t-il un ramasse-miettes ?
  58. C++ est-il encore utilisé aujourd’hui ?
  59. Pourquoi C++ est-il considéré comme difficile ?
  60. C++ va-t-il être remplacé ?

C++ occupe une place particulière dans l’histoire des langages de programmation. Né à la fin des années 1970 dans les Bell Labs, il ne cherche pas à remplacer radicalement les outils existants. Son ambition est plus délicate : ajouter des mécanismes d’abstraction puissants sans abandonner le contrôle, l’efficacité et la proximité avec la machine qui ont fait le succès du langage C.

Cette tension accompagne C++ depuis ses origines.

Le langage doit permettre de construire de grands logiciels structurés tout en restant adapté aux systèmes où les performances, la mémoire et les ressources matérielles comptent. Il doit évoluer sans rendre inutilisable une immense quantité de code existant. Il doit accueillir plusieurs styles de programmation sans imposer un modèle unique.

Plus de quarante ans après ses débuts, C++ est toujours utilisé dans des moteurs de jeux, des systèmes d’exploitation, des navigateurs, des logiciels scientifiques, des infrastructures financières, des applications embarquées et de nombreux composants où les performances sont essentielles.

Son histoire est donc celle d’un compromis permanent entre abstraction et contrôle.

Avant C++ : le succès de C

Pour comprendre C++, il faut commencer par C.

Au début des années 1970, Dennis Ritchie développe C aux Bell Labs dans le contexte de la création d’Unix. Le langage offre un équilibre remarquable : il permet d’écrire du code relativement portable tout en donnant au programmeur un contrôle précis sur la mémoire et les ressources de la machine.

C devient rapidement un langage majeur de la programmation système.

Notre article consacré à l’histoire du langage C revient en détail sur cette évolution.

Mais lorsque les programmes deviennent plus volumineux, une difficulté apparaît : comment organiser des systèmes complexes sans perdre les performances et la maîtrise offertes par C ?

C permet de structurer le code avec des fonctions, des structures et des modules, mais il ne propose pas nativement les mécanismes d’abstraction que certains langages de recherche explorent déjà.

C’est précisément ce problème qui intéresse un jeune chercheur danois : Bjarne Stroustrup.

Bjarne Stroustrup et l’influence de Simula

À la fin des années 1970, Bjarne Stroustrup travaille sur sa thèse de doctorat à l’université de Cambridge.

Il utilise notamment Simula, un langage développé en Norvège dans les années 1960 et souvent considéré comme l’un des ancêtres majeurs de la programmation orientée objet.

Simula propose des concepts puissants : classes, objets, héritage et méthodes virtuelles.

Pour Stroustrup, ces abstractions facilitent considérablement la modélisation de systèmes complexes.

Mais il rencontre aussi une limite : les performances disponibles avec les outils qu’il utilise ne correspondent pas à ses besoins.

Lorsqu’il rejoint les Bell Labs en 1979, il travaille sur des problèmes liés aux systèmes distribués. Il souhaite bénéficier de la capacité d’abstraction de Simula tout en conservant l’efficacité de C.

L’idée fondatrice de C++ peut presque se résumer ainsi :

et si l’on pouvait disposer des classes de Simula sans renoncer aux performances et à l’écosystème de C ?

La biographie de Bjarne Stroustrup permet d’approfondir son parcours et les choix qui ont guidé la conception du langage.

1979 : « C with Classes »

Le premier projet ne s’appelle pas C++.

Stroustrup développe à partir de 1979 un langage baptisé C with Classes, littéralement « C avec des classes ».

Le nom décrit bien l’intention initiale.

Il ne s’agit pas de repartir de zéro, mais d’étendre C avec des mécanismes permettant de mieux structurer les programmes.

C with Classes introduit notamment :

  • les classes ;
  • les constructeurs et destructeurs ;
  • le contrôle d’accès ;
  • certaines formes d’héritage ;
  • des arguments par défaut ;
  • des fonctions intégrées au modèle des classes.

L’objectif est déjà d’aider le programmeur à exprimer des abstractions sans imposer un coût d’exécution inutile.

Cette idée deviendra l’un des principes historiques de C++ : ne pas faire payer au programme ce qu’il n’utilise pas.

Cfront : transformer C++ en C

Les premiers développements de C++ bénéficient d’une stratégie pragmatique.

Plutôt que de construire immédiatement toute une infrastructure de compilation indépendante, Stroustrup développe Cfront.

Cfront traduit le code C with Classes, puis C++, en code C.

Le résultat peut ensuite être compilé par les compilateurs C déjà disponibles sur différentes plateformes.

Cette approche présente plusieurs avantages.

Elle facilite l’expérimentation.

Elle permet au nouveau langage de profiter de l’écosystème C existant.

Elle démontre également qu’un langage offrant des abstractions plus riches peut être transformé en code suffisamment proche des mécanismes de bas niveau.

Cfront jouera un rôle important pendant les premières années de C++, avant que des compilateurs natifs prennent progressivement le relais.

1983 : C with Classes devient C++

Au début des années 1980, le langage évolue rapidement.

En 1983, il reçoit son nom définitif : C++.

Le nom est proposé par Rick Mascitti.

En C, l’opérateur ++ signifie l’incrémentation d’une valeur.

« C++ » suggère donc avec humour un C amélioré ou augmenté.

Le nom reflète parfaitement la philosophie du projet : C++ conserve une forte continuité avec C tout en ajoutant de nouvelles capacités.

À cette époque apparaissent ou se renforcent plusieurs éléments importants :

  • les fonctions virtuelles ;
  • la surcharge de fonctions ;
  • la surcharge d’opérateurs ;
  • les références ;
  • les constantes ;
  • une vérification des types plus poussée.

Le langage commence à prendre la forme qui le rendra reconnaissable.

1985 : la première diffusion commerciale

En 1985 paraît la première édition de The C++ Programming Language, écrite par Bjarne Stroustrup.

La même année, la première version commerciale de C++ devient disponible.

Cette période marque la sortie du langage du seul cadre expérimental des Bell Labs.

C++ commence à être adopté pour de véritables projets industriels.

Son principal argument est séduisant : permettre aux développeurs habitués à C de construire des abstractions plus structurées sans abandonner la maîtrise des ressources.

Cette promesse intéresse particulièrement les domaines où le coût des abstractions doit rester prévisible.

La programmation orientée objet devient centrale

Dans les années 1980 et 1990, la programmation orientée objet connaît une forte croissance.

L’idée générale consiste à organiser les programmes autour d’objets combinant données et comportements.

C++ participe largement à cette diffusion.

Classes, encapsulation, héritage et polymorphisme permettent de représenter des hiérarchies et de définir des interfaces communes.

Les fonctions virtuelles jouent notamment un rôle essentiel.

Elles permettent de choisir à l’exécution la fonction correspondant au type réel d’un objet.

Cette capacité rend possible le polymorphisme dynamique.

Mais C++ conserve une philosophie particulière : ces mécanismes ne sont pas obligatoires.

Un programme peut utiliser des classes sans héritage, employer des fonctions libres, manipuler directement la mémoire ou adopter d’autres styles.

C++ ne devient donc jamais un langage exclusivement orienté objet.

Pour replacer ces concepts dans leur histoire, notre article sur la programmation orientée objet retrace le chemin qui mène de Simula et Smalltalk aux langages modernes.

« Zero-overhead abstractions »

Une idée devient progressivement emblématique de la philosophie de C++ : les abstractions sans surcoût imposé.

Le principe peut être résumé ainsi :

  • ce que vous n’utilisez pas ne doit pas vous coûter ;
  • ce que vous utilisez ne devrait pas être significativement moins efficace qu’une implémentation manuelle équivalente.

Cette ambition explique beaucoup de choix du langage.

C++ veut permettre d’écrire des abstractions de haut niveau tout en donnant au compilateur suffisamment d’informations pour produire un code très performant.

Cela distingue C++ de langages qui privilégient davantage la simplicité du modèle d’exécution ou qui délèguent une plus grande partie de la gestion des ressources à une machine virtuelle ou à un ramasse-miettes.

Cette philosophie est extrêmement puissante.

Elle contribue aussi à la complexité du langage.

La gestion déterministe des ressources

C++ développe un modèle particulièrement important autour des constructeurs et destructeurs.

Lorsqu’un objet est créé, son constructeur peut acquérir une ressource.

Lorsqu’il quitte sa portée, son destructeur peut la libérer automatiquement.

Cette idée donnera naissance à une pratique connue sous le nom de RAII (Resource Acquisition Is Initialization).

La ressource n’est pas nécessairement de la mémoire.

Il peut s’agir :

  • d’un fichier ;
  • d’un verrou ;
  • d’une connexion ;
  • d’un descripteur système ;
  • d’une ressource graphique ;
  • d’un bloc de mémoire.

L’intérêt est majeur : la durée de vie d’une ressource peut être liée à celle d’un objet.

Cette gestion déterministe reste aujourd’hui l’une des caractéristiques les plus importantes de C++ moderne.

Les templates changent profondément C++

À la fin des années 1980 et au début des années 1990, C++ prend une direction qui dépasse largement l’orientation objet.

Les templates permettent d’écrire du code générique.

Au lieu d’écrire une fonction différente pour chaque type de données, le programmeur peut définir une opération paramétrée par un type.

Par exemple, une fonction générique peut exprimer l’idée de rechercher un élément sans dépendre directement du fait que cet élément soit un entier, une chaîne ou un autre type compatible.

Cette capacité ouvre la voie à la programmation générique.

Elle deviendra aussi importante dans l’identité de C++ que les classes et l’héritage.

C’est un tournant essentiel : réduire C++ à « C avec de l’orienté objet » devient de moins en moins pertinent.

La naissance de la STL

L’un des événements majeurs de l’histoire du langage est l’intégration de la Standard Template Library, ou STL.

La STL est largement issue des travaux d’Alexander Stepanov et de ses collaborateurs sur la programmation générique.

Son approche repose sur une idée forte : séparer les structures de données des algorithmes qui les manipulent grâce à des interfaces génériques.

On trouve ainsi des concepts devenus familiers aux développeurs C++ :

  • vector ;
  • list ;
  • map ;
  • des itérateurs ;
  • des algorithmes comme le tri ou la recherche.

Plutôt que de créer une fonction de tri différente pour chaque conteneur, on peut définir un algorithme générique travaillant avec des itérateurs compatibles.

Cette conception influence profondément C++.

La bibliothèque standard devient progressivement une partie essentielle du langage tel qu’il est réellement utilisé.

Pourquoi la STL est-elle si importante ?

La STL démontre qu’il est possible de combiner :

  • généricité ;
  • réutilisabilité ;
  • abstraction ;
  • performances.

Une abstraction bien conçue n’implique pas nécessairement une lourde pénalité à l’exécution.

Le compilateur peut instancier et optimiser le code générique pour les types utilisés.

Cette philosophie renforcera durablement la culture de C++.

Le langage n’est plus seulement un C enrichi de classes.

Il devient un environnement multi-paradigme, capable de combiner programmation procédurale, orientée objet et générique.

La normalisation devient indispensable

À mesure que C++ se diffuse, plusieurs compilateurs apparaissent.

Un problème devient alors évident : sans norme commune, chaque implémentation risque de développer son propre dialecte.

La standardisation devient essentielle.

Un processus de normalisation international se met en place au sein de l’ISO.

L’objectif est de définir précisément le langage et sa bibliothèque standard afin qu’un programme conforme puisse être porté plus facilement entre différentes implémentations.

Ce processus aboutit en 1998 à la première grande norme internationale de C++.

C++98 : le langage devient un standard international

C++98 constitue une étape fondamentale.

Pour la première fois, le langage dispose d’une norme ISO complète.

Elle formalise de nombreuses fonctionnalités développées pendant les années précédentes et intègre la STL à la bibliothèque standard.

Le C++ standardisé possède désormais un socle commun pour les compilateurs et les développeurs.

Une correction de la norme, souvent appelée C++03, intervient quelques années plus tard.

Mais pendant une longue période, C++98/03 reste la référence principale.

Cette stabilité favorise l’adoption industrielle.

Elle a cependant un prix : pendant que les usages informatiques évoluent rapidement, le langage lui-même donne parfois l’impression d’avancer lentement.

Les années 2000 : puissance et réputation de complexité

Au début des années 2000, C++ est extrêmement répandu.

Il est utilisé dans des logiciels de bureau, des jeux vidéo, des systèmes, des applications financières, des outils scientifiques et de nombreuses infrastructures.

Mais sa réputation devient également plus contrastée.

Le langage accumule plusieurs décennies de fonctionnalités.

Il conserve une forte compatibilité avec C et avec du code C++ ancien.

La gestion manuelle de la mémoire reste fréquente.

Des erreurs comme les dépassements de tableaux, pointeurs invalides, doubles libérations ou fuites mémoire peuvent provoquer des bugs difficiles à diagnostiquer.

Les templates génèrent parfois des messages d’erreur impressionnants.

La syntaxe possède de nombreux cas particuliers.

C++ est puissant, mais cette puissance exige une discipline importante.

Java propose une autre réponse

Dans les années 1990, Java apparaît avec une philosophie différente.

Le langage reprend une syntaxe familière aux développeurs C et C++, mais élimine ou encadre plusieurs mécanismes considérés comme dangereux ou trop complexes.

Il s’appuie notamment sur une machine virtuelle et un ramasse-miettes pour automatiser une partie de la gestion mémoire.

Cette différence illustre deux approches.

C++ privilégie fortement le contrôle, la compatibilité et la possibilité d’optimiser au plus près des ressources.

Java accepte davantage d’abstraction d’exécution afin d’obtenir un environnement plus uniforme et une gestion mémoire plus automatisée.

Notre article sur l’histoire de Java permet de comparer ces trajectoires.

Les deux langages ne répondent pas exactement aux mêmes contraintes, et leur coexistence montre qu’il n’existe pas une seule manière de concevoir un langage généraliste.

C++11 : la renaissance du langage

La grande transformation suivante arrive en 2011.

La norme C++11 est tellement importante qu’elle est souvent considérée comme le début du C++ moderne.

De nombreuses fonctionnalités apparaissent ou deviennent réellement pratiques :

  • auto pour l’inférence de type ;
  • les expressions lambda ;
  • les références rvalue ;
  • la sémantique de déplacement ;
  • les pointeurs intelligents standard ;
  • nullptr ;
  • les boucles for basées sur les plages ;
  • une meilleure prise en charge de la programmation concurrente ;
  • constexpr ;
  • les listes d’initialisation ;
  • les templates variadiques.

Cette liste ne représente qu’une partie des changements.

C++11 ne se contente pas d’ajouter des fonctionnalités.

Il modifie la manière recommandée d’écrire du C++.

La sémantique de déplacement

Parmi les innovations de C++11, la move semantics est particulièrement représentative de la philosophie du langage.

Imaginez un objet contenant une grande quantité de données.

Le copier peut être coûteux.

Mais si l’objet source ne sera plus utilisé, il est parfois possible de transférer directement ses ressources au nouvel objet au lieu de tout recopier.

Les références rvalue et les opérations de déplacement permettent d’exprimer cette situation.

Le langage obtient ainsi une abstraction plus expressive sans devoir sacrifier inutilement les performances.

C’est un excellent exemple de l’objectif historique de C++ : permettre des abstractions de haut niveau tout en conservant un contrôle précis sur leur coût.

Les pointeurs intelligents changent les pratiques

Pendant longtemps, apprendre C++ signifiait souvent apprendre très tôt new et delete.

Le C++ moderne encourage une approche différente.

Des types comme :

  • std::unique_ptr ;
  • std::shared_ptr ;
  • std::weak_ptr

permettent d’exprimer la propriété et la durée de vie des objets plus explicitement.

Associés au RAII et aux conteneurs de la bibliothèque standard, ils réduisent fortement le besoin de gérer directement la mémoire dynamique dans le code applicatif courant.

Cela ne transforme pas C++ en langage à ramasse-miettes.

La différence est importante.

La libération des ressources reste généralement déterministe, mais elle peut être automatisée par les types eux-mêmes.

Modern C++ : éviter le C++ « historique »

À partir de C++11, une idée se répand : du code C++ moderne peut être très différent du style enseigné dans les années 1990.

Les bonnes pratiques recommandent notamment de :

  • privilégier les objets dont la durée de vie est automatique ;
  • utiliser les conteneurs standard plutôt que des tableaux manuels lorsque c’est approprié ;
  • utiliser les pointeurs intelligents pour exprimer la propriété ;
  • éviter les allocations explicites inutiles ;
  • utiliser les algorithmes et abstractions de la bibliothèque standard ;
  • limiter les conversions dangereuses ;
  • exploiter davantage le système de types.

Cette évolution est importante.

Une partie de la réputation de C++ provient de pratiques anciennes qui restent techniquement possibles mais ne représentent plus nécessairement la manière recommandée d’écrire de nouveaux programmes.

C++14 : consolider C++11

La norme C++14 est volontairement moins révolutionnaire.

Elle améliore et complète les mécanismes introduits en 2011.

L’objectif est notamment de rendre certaines fonctionnalités plus simples et plus cohérentes.

C++ entre alors dans un rythme d’évolution plus régulier.

Plutôt que d’attendre plus d’une décennie entre deux transformations majeures, la communauté s’oriente vers une cadence d’environ trois ans entre les nouvelles normes.

C++17 : enrichir le langage et sa bibliothèque

C++17 poursuit cette modernisation.

Parmi les ajouts importants figurent notamment :

  • std::optional ;
  • std::variant ;
  • std::any ;
  • std::string_view ;
  • les structured bindings ;
  • if constexpr ;
  • des améliorations importantes de la bibliothèque standard.

Ces fonctionnalités permettent d’exprimer plus directement des situations qui nécessitaient auparavant des conventions ou des bibliothèques externes.

std::optional, par exemple, permet de représenter explicitement une valeur qui peut être absente.

Le type lui-même documente cette possibilité.

Cette approche illustre une tendance du C++ moderne : utiliser le système de types pour rendre les intentions du programme plus explicites.

C++20 : concepts, ranges et coroutines

C++20 constitue une autre étape majeure.

Trois familles de fonctionnalités attirent particulièrement l’attention :

  • les concepts ;
  • les ranges ;
  • les coroutines.

Les concepts permettent d’exprimer plus clairement les contraintes imposées aux paramètres de templates.

C’est une évolution importante pour la programmation générique.

Pendant longtemps, une erreur dans l’utilisation d’un template pouvait produire des diagnostics extrêmement complexes.

Les concepts permettent de dire plus explicitement ce qu’un type doit savoir faire pour être accepté.

Les ranges proposent une manière plus expressive de composer des opérations sur des séquences.

Les coroutines fournissent quant à elles des mécanismes de langage permettant de suspendre et reprendre l’exécution d’une fonction, utiles notamment pour certains modèles asynchrones.

C++20 introduit également les modules dans le standard, avec l’ambition de proposer une alternative moderne à certains usages historiques des fichiers d’en-tête.

C++23 et l’évolution continue

C++23 poursuit ce cycle d’amélioration.

Comme souvent avec C++, l’évolution ne consiste pas à remplacer brutalement le langage existant.

De nouvelles fonctionnalités sont ajoutées tandis que l’immense base de code historique continue de compter.

La bibliothèque standard s’enrichit.

Les mécanismes de programmation générique continuent d’évoluer.

L’utilisation de constexpr permet d’effectuer de plus en plus de calculs à la compilation.

Les outils, compilateurs et analyseurs statiques progressent eux aussi.

Cette évolution incrémentale constitue à la fois une force et une difficulté.

C++ peut continuer à moderniser les pratiques.

Mais il doit transporter une histoire extrêmement longue.

Pourquoi ne pas simplement supprimer les anciennes fonctionnalités ?

La question semble naturelle.

Si certaines constructions sont aujourd’hui déconseillées, pourquoi ne pas les retirer ?

Parce que l’un des grands atouts de C++ est son immense écosystème existant.

Des entreprises utilisent des millions de lignes de code développées pendant des décennies.

Des bibliothèques et systèmes critiques doivent continuer à être maintenus.

Supprimer brutalement une fonctionnalité peut casser une quantité considérable de logiciels.

La compatibilité est donc une contrainte majeure dans l’évolution du langage.

Cette politique contribue à sa longévité.

Mais elle explique également une partie de sa complexité : plusieurs générations de pratiques peuvent coexister dans le même langage.

C++ est-il vraiment compatible avec C ?

La relation entre C et C++ est plus subtile qu’un simple « oui ».

C++ a été conçu historiquement comme une extension de C et conserve une grande proximité syntaxique et conceptuelle avec lui.

De nombreux programmes C peuvent être adaptés facilement.

Les deux langages partagent également des conventions et peuvent interagir grâce à des interfaces appropriées.

Mais C et C++ sont aujourd’hui deux langages distincts, chacun possédant sa propre norme et sa propre évolution.

Un programme C valide n’est pas nécessairement un programme C++ valide.

Inversement, les idiomes recommandés en C++ moderne diffèrent souvent fortement de ceux utilisés en C.

Comprendre cette distinction évite de réduire C++ à « C avec quelques fonctionnalités supplémentaires ».

Un langage multi-paradigme

C++ est parfois présenté comme un langage orienté objet.

Cette description est incomplète.

Le langage permet plusieurs styles :

  • programmation procédurale ;
  • programmation orientée objet ;
  • programmation générique ;
  • programmation fonctionnelle dans certaines constructions ;
  • métaprogrammation à la compilation ;
  • programmation proche du système.

Un même programme peut combiner plusieurs de ces approches.

Cette flexibilité est l’une des grandes forces de C++.

Elle permet de choisir des abstractions adaptées à différents problèmes.

Mais elle signifie également qu’il existe souvent plusieurs manières raisonnables d’accomplir la même tâche.

La métaprogrammation : quand le compilateur calcule

Les templates ont eu un effet inattendu.

Les développeurs ont découvert qu’ils pouvaient être utilisés pour effectuer des calculs pendant la compilation.

La template metaprogramming est ainsi devenue un domaine à part entière.

À l’origine, certaines de ces possibilités ressemblaient presque à un détournement ingénieux du système de templates.

Au fil des versions, C++ a intégré des mécanismes plus directs, notamment constexpr et plus tard consteval.

Le langage permet désormais d’exécuter une quantité croissante de logique au moment de la compilation.

Cela peut servir à vérifier des propriétés, préparer des données ou éliminer certains coûts à l’exécution.

Encore une fois, on retrouve l’objectif d’abstraction sans sacrifier les performances.

Pourquoi C++ reste-t-il utilisé ?

À chaque apparition d’un nouveau langage système, la disparition de C++ est parfois annoncée.

Pourtant, il reste extrêmement présent.

Plusieurs raisons expliquent cette longévité.

Les performances

C++ permet de produire du code natif très performant.

Le programmeur dispose d’un contrôle important sur les allocations, la disposition des données, les copies et les ressources.

La prédictibilité

Dans de nombreux systèmes, la question n’est pas seulement d’être rapide en moyenne.

Il faut également maîtriser quand certaines opérations coûteuses se produisent.

La gestion déterministe des ressources de C++ est précieuse dans ce contexte.

L’écosystème

Des décennies de développement ont produit un nombre immense de bibliothèques, moteurs, frameworks et bases de code.

L’interopérabilité

C++ peut interagir étroitement avec C et avec de nombreuses API système.

Les compilateurs

GCC, Clang et Microsoft Visual C++ sont des outils extrêmement optimisés et matures.

La portabilité

C++ est disponible sur une très grande diversité de plateformes, des microcontrôleurs aux serveurs puissants.

Jeux vidéo et moteurs 3D

Le jeu vidéo est l’un des domaines les plus visibles où C++ reste dominant.

Les moteurs doivent gérer :

  • rendu graphique ;
  • physique ;
  • audio ;
  • intelligence artificielle ;
  • réseau ;
  • mémoire ;
  • chargement des ressources ;
  • contraintes temps réel.

Les performances et le contrôle précis sur les ressources y sont essentiels.

De nombreux grands moteurs et jeux utilisent donc massivement C++.

Cela ne signifie pas que tout le code d’un jeu soit nécessairement écrit en C++.

Des langages de script et des outils de plus haut niveau sont souvent utilisés en complément.

Mais C++ reste fréquemment au cœur des composants les plus exigeants.

Les navigateurs modernes constituent un autre exemple.

Afficher une page Web implique des moteurs de rendu, des moteurs JavaScript, du réseau, de la sécurité, du multimédia, du graphisme et une immense quantité de logique.

De nombreux composants de navigateurs ont historiquement été écrits en C++.

Le langage est également utilisé dans des logiciels de création graphique, des outils de conception, des bases de données et des applications scientifiques.

Son domaine naturel reste souvent celui où l’on souhaite combiner logiciel de grande taille et exigences élevées de performances.

Systèmes embarqués et contraintes matérielles

C++ est également très présent dans l’embarqué.

Dans ces environnements, la mémoire peut être limitée.

La consommation énergétique peut compter.

Le matériel peut imposer des contraintes précises.

Certaines applications ne peuvent pas dépendre d’une machine virtuelle lourde ou d’un ramasse-miettes dont les pauses seraient difficiles à prévoir.

C++ permet d’utiliser des abstractions modernes tout en conservant un contrôle proche du matériel.

Toutes les fonctionnalités du langage ne sont évidemment pas utilisées dans tous les systèmes embarqués.

Des sous-ensembles et règles de développement strictes sont fréquents.

Finance, calcul scientifique et infrastructures

Dans la finance à faible latence, quelques microsecondes peuvent avoir de l’importance.

Dans le calcul scientifique, de grandes quantités de données doivent être traitées efficacement.

Dans certaines infrastructures, la consommation CPU et mémoire à grande échelle devient un enjeu économique.

Ces contraintes continuent à créer un espace important pour C++.

Le langage permet de construire des abstractions sophistiquées tout en donnant accès aux détails qui deviennent importants lorsque les performances atteignent leurs limites.

Le coût de cette puissance : la complexité

La longévité de C++ a un revers.

Le langage est vaste.

Il contient des fonctionnalités héritées de différentes époques.

Certaines constructions interagissent de manière subtile.

Les règles de durée de vie, de surcharge, de résolution des templates ou de conversion peuvent devenir complexes.

Un développeur débutant peut écrire rapidement un petit programme C++.

Maîtriser réellement le langage demande beaucoup plus de temps.

Cette difficulté n’est pas simplement un défaut accidentel.

Elle résulte en partie des objectifs contradictoires poursuivis par C++ :

  • rester performant ;
  • rester compatible ;
  • offrir des abstractions puissantes ;
  • fonctionner sur de nombreuses plateformes ;
  • supporter plusieurs styles de programmation ;
  • évoluer sans casser l’existant.

La sécurité mémoire devient un enjeu majeur

Une partie importante des vulnérabilités dans les logiciels système provient historiquement d’erreurs de gestion mémoire.

C++ permet d’écrire du code sûr et structuré, notamment grâce au RAII, aux conteneurs standard et aux pratiques modernes.

Mais il permet aussi toujours des opérations de bas niveau dangereuses lorsque le programmeur les demande.

Cette capacité est utile pour certains domaines.

Elle constitue également un risque.

Les débats contemporains autour des langages dits memory-safe ont donc relancé la réflexion sur la place de C++.

Des langages plus récents cherchent à offrir des performances comparables tout en empêchant davantage d’erreurs mémoire dès la compilation.

Cette concurrence pousse aussi l’écosystème C++ à améliorer ses outils, ses recommandations et ses mécanismes de sécurité.

C++ face aux langages plus récents

C++ a vu apparaître plusieurs générations de concurrents.

Java a proposé portabilité et gestion mémoire automatisée.

C# a développé un environnement moderne autour de .NET.

Go a privilégié la simplicité et la concurrence.

Rust cherche à combiner performances système et garanties fortes sur la mémoire.

D’autres langages explorent encore de nouvelles approches.

Pourtant, remplacer C++ n’est pas seulement une question de qualité syntaxique.

Il faut aussi prendre en compte :

  • les bases de code existantes ;
  • les bibliothèques ;
  • les outils ;
  • les compétences disponibles ;
  • les plateformes supportées ;
  • les contraintes de migration ;
  • l’interopérabilité avec les systèmes déjà en production.

C’est pourquoi l’évolution des langages se fait généralement par coexistence beaucoup plus que par remplacement instantané.

Pourquoi C++ n’a-t-il pas été entièrement redessiné ?

Un nouveau langage pourrait être plus simple s’il abandonnait toute compatibilité.

Mais ce ne serait plus C++.

Le projet C++ repose historiquement sur une évolution continue.

Cette continuité permet à du code ancien de survivre et à de gigantesques systèmes de migrer progressivement.

Le prix est une complexité accumulée.

C++ vit donc avec une contradiction structurelle :

pour rester moderne, il doit évoluer ; pour préserver sa valeur industrielle, il ne peut pas oublier son passé trop rapidement.

Une grande partie du travail du comité de standardisation consiste précisément à gérer cette tension.

Le rôle du comité ISO

Depuis la standardisation, C++ n’est plus le projet d’une seule personne.

Bjarne Stroustrup reste une figure majeure de son histoire et continue de participer aux discussions, mais l’évolution du langage est collective.

Des représentants d’entreprises, de la recherche, des fabricants de compilateurs et de la communauté proposent et évaluent des évolutions.

Les décisions doivent tenir compte de nombreux facteurs :

  • utilité ;
  • performances ;
  • compatibilité ;
  • possibilité d’implémentation ;
  • cohérence avec le reste du langage ;
  • expérience des développeurs.

Cette gouvernance explique parfois la lenteur de certaines évolutions.

Mais elle est également nécessaire pour un langage utilisé dans des systèmes critiques à l’échelle mondiale.

C++ n’est plus le langage de 1985

Comparer le C++ actuel à sa première version montre une transformation considérable.

Le langage de 1985 était fortement centré sur l’ajout de mécanismes orientés objet à C.

Le C++ moderne possède :

  • une bibliothèque standard étendue ;
  • des conteneurs génériques ;
  • des algorithmes ;
  • des lambdas ;
  • des outils de gestion automatique des ressources ;
  • de la concurrence standardisée ;
  • des mécanismes de calcul à la compilation ;
  • des concepts ;
  • des ranges ;
  • des coroutines ;
  • des modules ;
  • un système de templates extrêmement puissant.

Pourtant, une ligne directrice reste reconnaissable :

fournir des abstractions utiles sans retirer au programmeur la possibilité de contrôler leur coût.

C++ et l’idée de « langage généraliste »

C++ n’est pas uniquement un langage système.

Il a été utilisé pour construire presque tous les types de logiciels.

Mais il ne cherche pas nécessairement à être le langage le plus simple pour chaque tâche.

Pour un petit script, Python peut être plus rapide à écrire.

Pour certaines applications Web, d’autres écosystèmes sont plus naturels.

Pour certains nouveaux projets système, Rust peut apporter des garanties intéressantes.

La force de C++ se situe ailleurs.

Il offre une combinaison rare de :

  • performances ;
  • contrôle ;
  • abstraction ;
  • portabilité ;
  • maturité ;
  • compatibilité avec un immense patrimoine logiciel.

C’est cette combinaison qui explique sa persistance.

Un langage façonné par ses contraintes

L’histoire de C++ est parfois racontée comme une accumulation de fonctionnalités.

Cette lecture manque l’essentiel.

Beaucoup de ses caractéristiques s’expliquent par les contraintes que le langage essaie simultanément de respecter.

Il veut permettre des abstractions plus riches que C.

Il veut rester utilisable pour les programmes où les performances comptent.

Il veut fonctionner sans imposer un environnement d’exécution lourd.

Il veut conserver une grande compatibilité avec des décennies de code.

Il veut évoluer avec les pratiques modernes.

Ces objectifs ne sont pas toujours compatibles.

La complexité de C++ est en partie le résultat de cette négociation permanente.

De C with Classes au C++ moderne

Le chemin parcouru depuis 1979 est considérable.

Au départ, Stroustrup cherche surtout à ajouter à C des mécanismes inspirés de Simula.

Puis viennent les fonctions virtuelles, la surcharge et l’héritage.

Les templates font émerger la programmation générique.

La STL transforme la bibliothèque standard.

C++98 stabilise le langage à l’échelle internationale.

C++11 renouvelle profondément les pratiques.

C++14, C++17, C++20 et C++23 installent un rythme d’évolution régulier.

Le langage change, mais il ne rompt jamais totalement avec son histoire.

C’est peut-être sa caractéristique la plus remarquable.

À retenir

C++ naît en 1979 lorsque Bjarne Stroustrup cherche à combiner les abstractions de Simula avec l’efficacité et l’écosystème du langage C.

D’abord appelé C with Classes, le projet devient C++ en 1983.

Son histoire ne se limite pourtant pas à la programmation orientée objet.

Les templates et la STL font de la programmation générique un pilier essentiel du langage.

La normalisation C++98 établit un standard international, tandis que C++11 ouvre l’ère du C++ moderne avec les lambdas, la sémantique de déplacement, les pointeurs intelligents et de nombreuses autres améliorations.

Les versions suivantes poursuivent cette modernisation avec les concepts, ranges, coroutines, modules et une bibliothèque standard toujours plus riche.

C++ conserve aujourd’hui une place importante parce qu’il combine des propriétés difficiles à réunir :

abstraction, performances, contrôle des ressources, portabilité et compatibilité avec plusieurs décennies de logiciels.

Cette puissance a un coût : le langage est complexe et conserve des mécanismes historiques que les pratiques modernes cherchent souvent à éviter.

Mais cette même continuité explique aussi sa longévité.

Plus de quarante ans après C with Classes, C++ reste fidèle au problème initial de Stroustrup : comment construire des logiciels de haut niveau sans perdre inutilement le contrôle de la machine ?

Questions fréquentes

Qui a créé C++ ?

C++ a été créé par Bjarne Stroustrup aux Bell Labs à partir de 1979.

Comment s’appelait C++ à l’origine ?

Le projet s’appelait initialement C with Classes. Il visait à ajouter à C des mécanismes inspirés notamment de Simula, en particulier les classes.

Pourquoi le langage s’appelle-t-il C++ ?

En C, l’opérateur ++ incrémente une valeur. Le nom C++ suggère donc un « C augmenté ». Il a été adopté en 1983.

C++ est-il simplement une version orientée objet de C ?

Non. L’orientation objet a joué un rôle important dans ses débuts, mais C++ est aujourd’hui un langage multi-paradigme qui prend également en charge la programmation procédurale, générique, la métaprogrammation et d’autres styles.

Quelle est la différence entre C et C++ ?

C et C++ sont aujourd’hui deux langages distincts. Ils partagent une histoire, une grande partie de leur syntaxe et de nombreux concepts, mais chacun possède sa propre norme et ses propres pratiques.

Pourquoi C++11 est-il si important ?

C++11 a profondément modernisé le langage avec notamment les lambdas, auto, la sémantique de déplacement, les pointeurs intelligents, nullptr, constexpr, la concurrence standardisée et de nombreuses améliorations du système de types.

C++ utilise-t-il un ramasse-miettes ?

C++ ne repose généralement pas sur un garbage collector obligatoire. Il privilégie notamment la gestion déterministe des ressources via le RAII, les conteneurs et les pointeurs intelligents.

C++ est-il encore utilisé aujourd’hui ?

Oui. Il reste très présent dans les jeux vidéo, moteurs 3D, navigateurs, systèmes embarqués, logiciels scientifiques, infrastructures financières et de nombreux logiciels exigeant de fortes performances.

Pourquoi C++ est-il considéré comme difficile ?

Sa longue histoire, sa compatibilité, ses nombreux paradigmes et le niveau de contrôle qu’il offre créent un langage très vaste. Le C++ moderne permet d’éviter de nombreuses pratiques anciennes, mais sa maîtrise approfondie reste exigeante.

C++ va-t-il être remplacé ?

De nouveaux langages répondent à certaines limites de C++, notamment en matière de sécurité mémoire ou de simplicité. Mais son immense écosystème, ses performances, sa portabilité et les bases de code existantes rendent un remplacement global peu probable à court terme. L’évolution se fait davantage par coexistence et migration progressive.

Sources et références

  1. 1.Bjarne Stroustrup — A History of C++
  2. 2.Bjarne Stroustrup — The Design and Evolution of C++
  3. 3.ISO C++ Foundation — The Standard

Collection

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